
Le sol d'une salle entière est recouvert de terres collectées dans les 195 pays du monde, découpé par des frontières tracées à la chaux, à la corde ou à la craie. Les noms des pays y sont projetés. À chaque passage, le public brouille les lignes et les noms : ce qui était fragmenté devient une matière commune, la planète.
Sur les murs, 195 capsules en résine et plexiglas conservent intact un fragment de chaque terre, avec le nom du pays et un mot-clé : Mémoire pour l'Arménie, Ornement pour Monaco, Disparition pour les Maldives. Au sol, l'effacement ; aux murs, l'archive.
Le projet commence par une performance : un an de voyage à travers les 195 pays pour collecter les terres. Il se prolonge par un livre réunissant les photographies, un texte par pays et une réflexion sur les frontières.
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