
Un mur massif coupe la salle en deux. D'un côté, une abondance ostentatoire : un écran plat où un homme mange un homard de façon grotesque, des clés de voitures de luxe, des diplômes, de la joaillerie, des grands vins, de la haute couture, et les traces d'un mal-être. De l'autre, la privation : un vieux téléviseur cassé qui diffuse des images de guerre, du riz et du plastique au sol, des boîtes de médicaments vides, du pain sec, des matelas usés, des bidons d'eau, des dessins d'enfants.
Aucun personnage : seuls les objets racontent. De petites ouvertures à plusieurs hauteurs laissent voir l'autre côté sans permettre de passer. Les visiteurs accrochent au mur leurs réflexions et leurs pistes pour réduire l'écart.

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