
Des plantes d'intérieur communes, déjà arrachées à leur milieu pour devenir décoratives, sont installées dans des environnements artificiels et inadaptés. À travers le végétal, l'installation parle d'immigration, d'exil et d'adaptation forcée, sans représenter de corps humain.
La salle se divise en cinq zones : l'Assimilation, pots blancs alignés sous les néons ; le Transit, valises, cartons, sacs plastiques et terre renversée ; l'Étouffement, bocaux, cloches et condensation ; l'Exposition, marbre et chrome, plantes éclairées comme des objets de luxe ; la Survie, terre naturelle, bois brut et lumière douce.
Pendant trois mois, les plantes réagissent réellement : certaines s'adaptent, d'autres se déforment ou dépérissent, d'autres envahissent leur espace. Le public ne voit jamais deux fois la même exposition.
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